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The sign (2017)

Cette performance explore la culture visuelle de la honte en relation avec le corps, les sujets et le pouvoir dans l'art contemporain de la performance. Dans cette œuvre, huit performeuses sont attachées ensemble par une corde. Elles portent des masques, se tiennent debout et répètent des gestes symboliques. Elles maintiennent chaque geste pendant deux minutes, puis passent au suivant à leur propre rythme. Les gestes performatifs sont considérés comme des gestes honteux mais transgressifs, tels que renifler leurs aisselles, sucer leurs doigts, soulever leurs robes, etc.

Le mot « honte » vient d'un mot germanique ancien, scamen, qui signifie « couvrir », car la réaction à un sentiment de honte est souvent de se cacher. Dans de nombreuses sociétés, la honte est utilisée comme un outil de contrôle social, comme un moyen d'empêcher les citoyens - en particulier les femmes - d'agir d'une manière qui pourrait perturber le statu quo. "Le signe est un acte qui tire le rideau et met en évidence les sentiments de honte profondément ancrés qui peuvent pousser les femmes à se retenir et à rester silencieuses, transformant les gestes performatifs en expériences et en choses qui sont comprises comme étant universelles et racontables.

Au cours des cinq dernières années, j'ai créé une série d'œuvres qui explorent la culture visuelle de la honte et qui intègrent la performance, la photographie, la vidéo et l'installation. « The Sign » fait partie de cette série. Je me concentre sur l'exploration de la culture visuelle de la honte associée à la vulnérabilité dans ses dimensions personnelles et sociopolitiques. J'associe le féminisme, la mondialisation et la psychanalyse. En étudiant les parallèles, les divergences et les intersections qui se produisent parmi les pratiques artistiques contemporaines émergeant des femmes et d'autres cultures et communautés mondiales, je positionne la visibilité de la honte comme une stratégie féministe de résistance - une pratique éthique qui recherche des états modifiés de conscience qui peuvent éventuellement conduire à restaurer la dignité et l'humanité.

CRéDITS

Créatrice : Chun Hua Catherine Dong

Interprètes : Alida Esmail, Lucy Fandel, Emma Lee Iversen, Alex MacLean, Kim L Rouchdy, Eryn Tempest, Emilie van der Waals, et Mary Williamson

Photographie : Adrián Morillo

Première au MAI (Montréal, arts interculturels), Montréal, 2017

Durée : 60 minutes

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